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Prise en charge et prévention des maladies liées à la pauvreté

Une approche de santé publique

Parmi les nombreuses maladies liées à la pauvreté, Le SIDA, la malaria et la tuberculose sont responsables de près de 10% de la mortalité globale et apparaissent principalement dans les pays les moins développés.

Partant de son expertise en santé publique, AEDES a toujours préconisé une approche intégrée dans la lutte contre ces maladies. Cette approche pragmatique vise à intégrer prévention et traitement et encourage au maximum leur décentralisation afin de renforcer l'accessibilité financière et géographique aux soins.

AEDES a également pour stratégie clé le renforcement des systèmes d'information sanitaire afin de pouvoir évaluer les stratégies mises en place et les réorienter.

Une expertise technique spécialisée

La lutte contre le VIH/Sida tout comme la lutte contre la malaria ou contre la tuberculose nécessitent des compétences spécifiques au niveau de la prévention et des traitements, du choix des protocoles, de la formation, de l'implication des communautés, de l'approvisionnement en médicaments. AEDES a donc établi dans chacun de ces différents domaines un vaste réseau d'experts : cliniciens, médecins de santé publique, socio-anthropologues, économistes, pharmaciens, spécialistes en achat et distribution de médicaments et d'équipement.

 

Plus spécifiquement dans le domaine de la lutte contre le VIH/Sida

AEDES a développé des compétences tant au niveau macro : politiques, orientations stratégiques et planification d'interventions de lutte contre le VIH/Sida qu'au niveau micro : appui à la prestation de soins centrés sur les patients, collaboration directe avec des associations de personnes vivant avec le VIH/Sida, renforcement de l'accès aux antirétroviraux.

Dans le domaine macro :

  • Evaluation de l'impact de la ligne budgétaire VIH/SIDA de la DG Développement de l'Union Européenne sur la période 1994-2000, comprenant des analyses de terrain dans 4 pays ;
  • Appui à la rédaction des propositions des pays pour le fond global, à la formulation de l'appui au PNLS, formulation de divers programmes de décentralisation de la prise en charge, évaluation de programmes et recommandations politiques.

Dans le domaine micro:

  • AEDES participe avec la Croix-Rouge belge à un programme national de lutte contre les maladies infectieuses (Sida et hépatites) en Libye avec un financement de l'Union Européenne.
  • Entre 2005 et 2008, AEDES a coordonné un projet multi-pays de renforcement mutuel des acteurs dans la lutte contre le VIH/Sida. (Haïti, Guinée, Burundi voir www.aedesprojetsida.org) Ce projet visait à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida à travers un renforcement des services de santé de base, la mise en réseau d'acteurs publics, privés et associatifs, le développement de chartes de bonnes pratiques.
  • Evaluation, suivi et appui aux circuits d'approvisionnement en ARV et médicaments contre les maladies opportunistes.
  • Elaboration de référentiels et de modules de formation pour la prise en charge des PVVIH dans différents contextes.
  • Mise en place de dossiers patients, de tableaux de bords de suivi et développement d'un logiciel informatisé de suivi des patients sous ARV.
  • Etudes économiques sur le rapport coût-efficacité des traitements.

AEDES collabore avec un large réseau d'experts et avec différentes institutions de santé publique dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA: ESTHER, SIDACTION, l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers, les Instituts Nationaux de Santé Publique en République Démocratique du Congo, à Madagascar et au Burundi, GESKHIO en Haïti et collabore également avec différentes ONGs internationales et locales telles que MSF, AIDES, l'ANSS au Burundi, CONCERN et SOE en Haïti, FMG en Guinée ainsi qu'avec le secteur privé (PCS)

 

Plus spécifiquement dans le domaine de la lutte contre le paludisme

AEDES a pris une initiative spécifique et originale, afin de transférer les technologies liées à la production de médicaments vers les pays africains (par exemple. pour la production des antimalariques), grâce à son association avec un groupe d'experts pharmaceutiques (OTECI). L'objectif est de favoriser la production locale gérée comme institution d'« intérêt public » et de fiare en sorte que la qualité des produits disponibles s'améliore. (Madagascar, Kenya, Ouganda voir le site www.artepal.org
AEDES  peut faire appel à de nombreux partenaires et collaborateurs impliqués dans la lutte contre la malaria notamment, l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers, l'Université Paris 7, l'Institut de Santé Publique à Madagascar, et des ONGs telles que Médecins sans Frontières, Epicentre, des partenariats public-privé comme le DNDI (www.dndi.org) ou des organisations internationales comme l'OMS ou Roll Back Malaria.